De USPALLATA à BARILOCHE

Publié le par Colette et Louis

Le 28 novembre 2009






Nous avons quitté la montagne pour descendre dans la plaine, quitté le monde minéral en technicolor pour de grands espaces verts. Dans la région de MENDOZA, où nous sommes passés, c'était des vignes, encore des vignes, toujours des vignes. Il faut dire que cette province produit, à elle seule, 70 % des vins du pays.





Plus au sud, du côté de MALARGÜE où nous nous sommes arrêtés, c'était de grandes plaines de céréales et d'élevage avec à l'horizon sur notre droite la Cordillère des Andes de plus en plus enneigée bien qu'elle soit moins élevée. Les grandes aciendas (fermes) commencent. Il fait grand vent.


Le 29 novembre 2009


Ce matin le vent est encore très fort et même froid. Il a fallu remplacer nos shorts par des pantalons et rajouter des pulls.


MALARGÜE compte 23 000 habitants à une altitude de 1400 m et sert de base à l'une des stations de ski la plus huppée du pays qu'est Las Leñas.


Dans les environs, le "Parque Provincial Payunia", qui s'étend sur 450 000 ha, compte la plus grande concentration de cônes volcaniques au monde (plus de 800). C'est avec une agence et en 4 X 4 que allons découvrir ce domaine après avoir traversé une zone pétrolifère, 190 pompes sont en action.
 











La dernière éruption remonte à 550 ans. C'est loin et si près en même temps, en effet, lorsque nous nous arrêtons et marchons nous avons cette sensation étrange que c'était juste avant-hier, nous avons l'impression de poser le pied sur de la braise tout juste refroidie et, dans la zone des dernières coulées de laves, il n'y-a rien, pas une herbe. Au sol ce sont des boulettes comme du mâchefer, de la pouzzolane


Sur ce terrain nous avons l'impression de réviser tous nos cours de géographie sur les volcans. Tout y est : les cônes et les cratères bien formés, les coulées de lave, le chaos, les cratères effondrés, les bombes volcaniques de densités et de couleurs différentes, le magma qui s'est figé aussitôt qu'il a été craché, c'est impressionnant ....

Le guide nous a dit que ce champ de volcans était du même type que celui du KAMTCHATKA.












La lave liquide du volcan Morano s'est répandue sur plus de 30 km, barrant le cour du Rio Grande, mais celui-ci a taillé par une saignée impressionnante dans la couche de basalte.






(voir album photo : parc des volcans Payunia)








Le 30 novembre 2009


La descente vers le sud continue le long de la route 40. Nous avons parcouru 500 km et aurions pu rouler encore mais, le manque de logement à une distance raisonnable (le prochain était à plus de 270 km) nous a contraint à faire étape à ZAPALA, une ville sans intérêt touristique.

A notre arrivée, toutes les personnes dans la rue étaient en anorak. Nous avons vite compris quand nous sommes sortis de la voiture.

Le soir quand nous voulons prendre notre repas autour de 19 H 30, selon nos habitudes, tous les restaurants sont fermés. Ils n'ouvrent qu'à partir de 20 H 30, au plus tôt. C'est normal, les Argentins ont pour habitude de faire la sieste l'après-midi (en théorie jusqu'à 17 H).


Le 01 décembre 2009


Il a neigé cette nuit ... sur les sommets des Andes qui ici culminent entre 2000 et 3000 m d'altitude. Nous sentons bien le froid et avons sorti nos polaires et vestes de montagne. La température de la journée a oscillée entre 9 et 14°C.


En arrivant à SAN MARTIN DE LOS ANDES, les sommets sont dans la brume. Une petite pluie fine commence à tomber. Pour combattre la "sinistrose" qui guette nous nous faisons un bon restaurant (un truite à la plancha avec ses petits légumes) Miam, que c'était bon ..., puis nous partons pour le circuit des 7 lacs. Ca doit être superbe par beau temps, mais là c'était gris, un peu triste même.


















Quand nous arrivons lac de BARILOCHE, le dernier, le temps se dégage et le soleil fait flamboyer tous les genêts en fleurs au bord de ce lac d'un bleu profond. Nous devinons ce que aurait dû être ce circuit.



En arrivant à destination, c'est la routine : Colette recherche un un logement pendant que Louis attend dans la voiture, pratiquement toujours en stationnement interdit. Aujourd'hui l'objectif est : chambre avec internet, une "cocheria" pour la voiture (nous somme en ville), petit déjeuner compris ou cuisine à disposition et tout ça, au meilleur prix bien entendu. Il est des soirs ou nous tournons vraiment pour trouver ce que nous voulons. Ici à SAN CARLOS DE BARILOCHE le SI a été efficace et nous a donné de bons renseignements.


Le 02 décembre 2009


Journée stop à BARILOCHE (98 000 habitants - 770 m d'altitude) Le long du Lago Nahuel Huapi, au milieu du parc national du même nom, BARILOCHE jouit d'un environnement exceptionnel, à quoi s'ajoute la possibilité de pratiquer de multiples activités été comme hiver. Si nous n'étions pas en Argentine nous pourrions comparer cette ville à une ville Suisse ou Autrichienne.




Nous, nous faisons la grasse matinée (8 H), consultation des messages, blog, courses, renseignements pour la suite de notre route. Est-ce que l'on continue sur la "Ruta 40" ou pas ? car maintenant ce sera de la piste, que de la piste ...




L'après-midi nous faisons un petit tour au bord du lac pour profiter du soleil. Il fait froid. Nous achetons des bonnets pour résister au vent. La neige est là, juste au dessus du lac.

 

 

 

 

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Publié dans ARGENTINE

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