De PUNTA ARENAS à USHUAIA
Le 18 décembre 2009
PUNTA ARENAS (120 000 habitants), d'après le Routard "Il faut avoir une constitution solide pour vivre dans cette région toute l'année, grands froids, grands vents et grand isolement". Nous, nous avons eu un peu de vent et un peu froid, pas trop.Cette région se trouve aussi placée sous le trou, grandissant, de la couche d'ozone. Il nous est fortement recommandé de nous protéger, lunettes de soleil, chapeaux, crèmes solaires, même par temps couvert.
Nous faisons un petit "break". Nous allons nous promener dans la zone franche. Quelle drôle d'idée, de plus, la veille de Noël! Que de monde!
Nous réservons nos places sur le Ferry pour la traversée du Détroit de Magellan demain.
Le 19 décembre 2009
En règle générale pour les hébergements nous privilégions les "Hospedajes" ou les "Backpackers", questions finances. Nous y faisons des rencontres merveilleuses, essentiellement des jeunes, mais pas seulement, de tous pays, Australiens, Brésiliens, Autrichiens, Israéliens etc.... Quelle richesse!
Nous avions remarqué à PUERTO NATALES que beaucoup d'hôtels et de restaurants affichaient des informations en Hébreu. Une jeune fille nous disait que les Israéliens après leur service militaire (2 ans pour les filles, 3 ans pour les garçons) et avant leurs activités professionnelles ou leurs études s'évadaient, beaucoup vers la Patagonie, où autres pays à faible densité de population.
Il est des jours où pour prendre du repos ces "hospedages" ne sont pas les meilleurs choix. Hier soir, les jeunes avaient, eux aussi, visité la zone franche. Tard dans la nuit ils avaient le verbe haut et se sont bien "éclatés". Les bouteilles de whisky détaxé ont dû être bien appréciées.
Nous sommes dans l'hémisphère Sud. Si le soleil se couche tard (environ 22 h 30), il se lève aussi très tôt. A 5 H du matin il fait déjà grand jour et ici aucune maison ne possède de volets aux fenêtres. Pauvre Louis lui qui a le sommeil délicat : pas de bruit, pas de lumière ...

A 8 heures du matin nous sommes sur le Ferry pour gagner l'île de la Terre de Feu. Nous débarquons à PORVENIR (5000 habitants) capitale de la Terre de Feu Chilienne. Toutes les maisons, où presque, sont en tôles ondulées et les dernières constructions en tôles nervurées, peu de construction en dur (briques ou pierres).

Nous retrouvons les photos des premières maisons de la ville et toutes les "Estancias" fermes environnantes, en tôle bien évidemment, dans l'étonnant petit musée que nous allons visiter. Nous avons adoré ce petit musée, simple mais tellement vivant par les objets et les photos des pionniers de la Terre de Feu. Beaucoup de Croates sont arrivés dans cette région pour y faire fortune quand l'or fut découvert en 1879. Aujourd'hui, la majorité de la population est d'origine croate-chilote.
L'après-midi nous longeons la côte de la "Bahia Inutil" (baie inutile, baptisé ainsi par Magellan) pour nous rendre à Cameron, un petit village de 50 habitants. On nous a assuré qu'il y avait là-bas possibilité de se loger. Jamais certainement cette route, plus exactement cette piste, et ce village n'avait vu de touristes étrangers. Pourtant, comme le paysage était "muy bonito" (pour ajouter des synonymes à l'adjectif beau que nous employons très souvent), étrange, parfois même un peu inquiétant. Il faut dire que le temps jouait pleinement son rôle. Le ciel était parfois sombre, gris cendre avec de la pluie qui nous cinglait le visage quand nous sortions de la voiture. Cinq minutes après il était d'un bleu azur avec un grand soleil pour donner une couleur argent à la baie. Tout le long du parcours nous avions beaucoup de vent. A l'arrivée à CAMERON nous avions bien un logement chez CARMEN et un bon repas avec le fameux "Cordero" (mouton) de Patagonie.
Le 20 décembre 2009
Nous quittons à nouveau le Chili pour l'Argentine. Eh oui, cette grande île qu'est la Terre de Feu est partagée entre ces deux pays.
Notre objectif est USHUAIA que nous atteignons en fin d'après midi sous un beau soleil. Le vent souffle toujours.
La température ce matin à 9 heures était de 10° C pour atteindre 14° C dans l'après midi. Nous sommes bien en été. Les Argentins, ce dimanche étaient tous dans les bois pour faire leur"parillas" (grillades au feu de bois ou barbecue). Certains sont même en bras de chemise; Il n'y a que des touristes comme nous pour s'habiller avec polaires et vestes de montagne.

Le 21 décembre 2009
USHUAIA (70 000 habitants) Au bout de la Patagonie, il y a la Terre de Feu, et au bout de la Terre de Feu, il y a USHUAIA. La ville la plus australe du monde, surnommée par les Argentins "El fin del mundo", le bout du monde. Pourtant Puerto Williams, de l'autre côté du canal Beagle, au Chili est plus au sud encore mais moins médiatisé.
Nous partons visiter l'Estancia Harberton qui fut la première ferme sur la Terre de Feu (1886). Au retour nous observons les castors, leurs barrages et leurs maisons. Les castors eux-mêmes sont difficiles à voir, mais que de dégâts autour d'eux dans la forêt ...

Le 22 décembre 2009
Nous nous offrons notre cadeau de Noël. Il fait beau, il nous faut profiter de l'opportunité du temps. Nous faisons un tour d'avion tout les deux, dans un petit "coucou" de l'aéroclub d'USHUAIA. Traverser la Cordillère des Andes, survoler le canal Beagle et les innombrables îles et voir d'en haut les "estancias", c'est magnifique ... et même génial.

Ensuite nous pénétrons dans le Parc National de la Terre de Feu à la recherche de nos amis Jos et Robert. Par message électronique ils nous avaient signalé leur présence dans ce parc, sans résultat. Ils sont déjà repartis. Nous allons au bout de la route N° 3. Cette année nous avons un temps superbe, des nuages juste pour embellir nos photos.

En rentrant le soir sur qui on tombe : Jos et Robert qui nous cherchaient eux aussi. Si vous voulez mettre Robert en colère, vous vous mettez juste derrière lui en voiture et vous le klaxonnez. Voilà comment s'est faite notre rencontre. Bien évidemment, pour fêter cet évènement nous allons au restaurant.
Le 23 décembre 2009
Après les courses nous retrouvons Josiane et Robert. Nous voulons faire une petite randonnée en direction du glacier Martial mais le temps nous contraint à rester dans le camping-car de nos copains. Nous pique-niquons ensembles, bien au chaud, dans "Papillon" (c'est le nom donné à leur camping-car).

L'après-midi, nous devons abandonner notre projet car il pleut. Josiane et Colette font les magasins pendant que Robert et Louis se mettent à jour, qui pour internet, qui pour les photos.