SALTA - Vallee HUMAHUACA
Le 04 novembre 2009
A notre arrivée en Argentine, nous avons une pensée toute particulière pour Manu et Zub qui avait prévu un voyage dans ce pays cet automne.
Bien reposé, nous prenons notre petit déjeuner avec Chantal dans le patio. En plein centre ville, c'est très agréable. Ce premier jour en Argentine nous gérons tous les problèmes d'arrivée : banque, internet, prise en main de notre voiture à l'agence, ravitaillement au supermarché et prise de contact avec la ville de Salta dont toutes les rues sont en sens uniques. Nous montons sur la colline de San Bernardo qui domine la ville. Salta (700 000 habitants) dénommé "La Linda" (la plus belle) à 1200 m d'altitude est la plus grande ville du Nord Ouest argentin
Le 05 novembre 2009
Nous avons toujours grand plaisir à recevoir de nombreux messages et de vos nouvelles, mais il nous est difficile de répondre à chacun de vous. Merci à tous.
Nous quittons Salta pour aller vers le nord, sur les hauts plateaux andins en direction de la Bolivie. Nous allons à PUMAMARCA, 510 habitants, 2200 m d'altitude. Ce village, adossé a une curiosité géologique, est joli et pittoresque avec ses maisons en pisé et bois de cactus.
Mais que de touristes ! des Français de surcroit et pourtant nous sommes en saison creuse. Le "Routard", dans son vocabulaire particulier, indique "Le nombre de touristes est plus important que le nombre d'habitants". C'est ainsi que, au détour d'une rue, nous faisons la connaissance d'un savoyard, comme Colette, et agent EDF, comme Louis. Hier, Chantal nous parlait d'une personne qui avait fait des recherches et étudié la vie d'un aïeul de Haute Maurienne qui avait émigré en Patagonie il y a bien longtemps (nous nous rappelons pas de la date), pas connu de sa famille. Un village porte son nom. Voila qu'après discussion, la personne dont on parlait hier soir, est là devant nous, Claude CLARAZ. Bien sur, après la surprise, les discussions sont allées bon train. Il nous donne l'adresse de son blog : www.latraceclaraz.org, qui le fruit de nombreuses années de recherche avec sa femme et nous poursuivons la soirée au restaurant avec le groupe CLARAZ. Les voyages nous réservent beaucoup de rencontres surprenantes, étonnantes...
Il est vrai que la Haute Maurienne a connu une émigration vers l'Argentine
Le 06 novembre 2009
A 6 H du matin, nous sommes réveillés par un tramblement de terre. Si à PUMAMARCA il n'y a pas eu de dégats, les médias annonçaient une amplitude de 5,6 à SALTA
Nous nous levons de bonne heure pour voir le lever du soleil sur la montagne aux sept couleurs qui du beige au violet en passant par le vert exhibe la richesse minérale de cette "quebrada" (vallée). Nous ne savons plus ou tourner la tête, ou regarder, tellement c'est beau et coloré. Plus que de longs discours voici quelques photos sur la centaine que nous avons pu faire.


Nous quittons ce magnifique paysage pour continuer notre route dans la vallée d'HUMAHUACA, destination TILCARA, 4400 habitants, 2470 m d'altitude. Tout le long de la route nous sommes émerveillés par la beauté des paysages et son étonnantes variétés de couleurs.

Arrêt à TILCARA, nous allons visiter la fortification précolombienne dominant la vallée qui se dresse au sud de la ville d'ou nous avons un beau panorama sur toute la région. C'est un ensemble d'habitations, bien restaurées dans les années 1950, au milieu d'un champ de cactus ou nous avons fait une bien belle balade.
A l'entrée du site nous nous sommes promenés dans le petit jardin botanique, laissé un
peu à l'abandon, ou nous avons vu un curieux rocher qui résonne comme une cloche (la piedra campana). Après le repas, nous avons pris un peu de fraicheur dans le superbe musée archéologique. Une bien belle étape ...
Nous continuons notre route, toujours dans la quebrada de Humahuaca objectif : IRUYA.
Sur la route nous coupons le tropique du Capricorne.
Ensuite arrêt à l'église de UQUIA, toute blanche à l'extérieur et un beau retable doré à l'intérieur. Plafond, confessionnal et bénitier sont en bois de cactus, étonnant.
Pour joindre le petit village d'IRUYA, au bout du monde, 1070 habitants, nous empruntons une piste de terre sur environ 60 km qui grimpe jusqu'à un magnifique col à 4000 m et débouche sur des montagnes colorées.

En voyant cette piste qui serpente en mille lacets sur la descente, on n'ose pas imaginer que l'on va passer par là pour redescendre vers 2800 m. A chaque virage, un nouveau paysage, de nouvelles couleurs et donc nouvel arrêt pour faire des photos, fantastique ... A chaque vallée latérale c'est une explosion de couleurs. Nous arrivons enfin à Iruya et malgré la piste éprouvante et la fatigue, ce site vaut vraiment le détour.
Pendant ce trajet et contrairement à toutes les recommandations nous avons pris en stop une femme et son petit
garçon de cinq ans. Comment pouvait-on laisser sur cette piste ces deux personnes. Elle nous a fait comprendre qu'elle ne pouvait pas faire la route à pied à cause du petit garçon. Pendant le trajet nous avons appris qu'elle avait neuf enfants mais aussi plus aucune dent. L'ainé est âgé de 25 ans. Quand nous sommes quittés, elle nous a embrassé et avait la larme à l'oeil.

Le 07 novembre 2009

Petit déjeuner sur une terrasse dominant le village et promenade dans Iruya. Ca grimpe, les rues sont très, très raides, nous arrivons au cimetière, tout en haut, tout en haut. Les cimetières sont ici très pittoresques avec des tombes colorées et sans doute, pour toussaint, beaucoup des fleurs et couronnes.
Le retour est toujours aussi spectaculaire. Nous refaisons de nouveaux arrêts photos et arrivons à HUMAHUACA pour y faire étape. Dans tous les villages que nous avons traversées depuis PUMAMARCA la population est fortement indienne.
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