De PUERTO NATALES à PUERTO MONTT
Le 28 décembre 2009
Nous connaissons bien le proverbe "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras".
Comment seront les magasins et restaurants le 1er janvier jour de notre arrivée à PUERTO MONTT ? Alors, nous faisons les courses en prévision.
Aurons-nous un réveillon de fin d'année sur notre cargo ? Alors, nous faisons notre Réveillon à deux, à midi!!!, avant d'embarquer, autour de deux nouvelles "Cintollas", une froide à la mayonnaise et une en gratin. C'est toujours aussi délicieux.
Et si nous avions un repas amélioré à bord de notre bateau! Alors, il nous faut un bon vin, nous le rajoutons sur notre liste des achats. Maintenant nous pouvons embarquer.
Dans l'après-midi, notre logeur nous propose de nous emmener en voiture avec nos bagages au bateau. Quelle aubaine! même si le port n'est pas très loin, nos bagages sont lourds.

Nous faisons un dernier tour à PUERTO NATALES dans le quartier du port de pêche. Tous les bateaux sont à quai. Pour Noël et le jour de l'an les repas sont à base de grillades de moutons. Le poisson ne se vend pas à cette période, c'est une nourriture plus commune. (voir album photos PUERTO NATALES)
Nous embarquons à 21 heures. Nous avons l'agréable surprise de nous trouver tous les deux dans une cabine pour quatre personnes et d'avoir un hublot coté glaciers. Quelle chance, notre croisière s'annonce sous les meilleurs hospices.

Le 29 décembre 2009
Quand nous nous réveillons ce matin, le bateau est déjà parti de PUERTO NATALES. Nous n'avons pas vu le départ, trois h 30 nous dit un matelot. Nous prenons notre premier petit déjeuner à bord, bien, copieux. Au travers des hublots nous voyons de part et d'autre, dans la brume, les montagnes. Elles ne sont pas très hautes dans ce secteur puisqu'elles ne dépassent pas les 700 m. Il a neigé cette nuit.Tous les sommets en sont les témoins. Il pleuvine, parfois c'est même de la grêle ou de la neige fondue. Dans ces conditions nousrestons bien tranquille, au chaud dans la salle à manger et dans le salon. Que pouvons-nous faire mis à part regarder la paysage àtravers les baies et lire ? C'est bien dommage, mais que peut-on faire contre les éléments naturels ?

A midi et demi l'équipage nous appelle pour le déjeuner. Il pleut toujours. Le cargo glisse sur l'eau sans un mouvement de tangage ou si léger que nous ne le sentons pas. Nous naviguons dans les canaux entres des îles, des fjords, il n'y a pas de vagues, les berges sont si proches, les falaises si hautes ... Nous sommes un peu désœuvrés par ce mauvais temps.
Vers 16 h, le commandant du navire nous annonce l'approche du glacier SKUAL. Bien évidemment tout le monde (120 passagers) cherche lameilleure place devant les hublots. Nous allons dans la cabine de pilotage. C'est formidable de pouvoir accéder aussi facilement dans ce centre névralgique, un poste aussi important.
Le cargo remonte un fjord puis s'immobilise devant le glacier. Incroyable mais vrai, le soleil fait son apparition, ma-gi-que, su-bli-me Nous nous lassons pas d'admirer ces beautés de la nature. A noter que ce glacier est plus haut que le Périto Moréno, 20 m de plus. C'est tellement vrai que malgré les dimensions imposantes de notre cargo, nous paraissons petit à côté de ce glacier.

Le soleil ne nous a plus quittés pour le reste de la journée. Que d'images engrangées dans nos têtes!
Un peu plus loin un groupe de dauphins, (5, 6 ou plus) nous ont fait l'amitié d'un ballet sur l'eau et ont suivi le cargo. It was wonderful; marvellous ...
Le 30 décembre 2009
Ce matin, le bateau a jeté l'ancre dans la baie de PUERTO EDEN. De petits bateaux de pêcheurs viennent nous chercher. Il y a les touristes qui veulent visiter et les locaux qui rejoignent leurs familles. C'est encore un village au bout du monde, aucune route, aucune piste ne mène à PUERTO EDEN, seulement la mer et un quai juste pour des barques. Pour nous touristes, c'est bien, c'est beau, mais combien il doit être difficile de vivre ici. Une heure après nous remontons dans le cargo et reprenons la route.
Le temps est gris. Le soleil présent a du mal à percer, mais nous distinguons bien les berges des différents canaux que nous empruntons. Nous sommes aux anges, pas de chambres à chercher, pas de repas à préparer et nous évoluons dans un paysage paradisiaque.
Tous les matins nous avons un "briefing". Ce matin l'équipage nous prévient, nous allons traverser le golfe de Penas et nous trouver en plein océan sans la protection des îles. Les conditions météorologiques ne sont pas très favorables, nous risquons d'être un peu secoués. Il nous donne les consignes à suivre et ... nous verrons bien...
En effet, vers 15h 30 quand nous avons quitté les eaux tranquilles du canal Mésier, quand l'horizon s'est ouvert à ne voir plus que de l'eau à l'infini, le bateau s'est mis à bouger. Il était difficile de se déplacer en ligne droite quand nous marchions.
Colette a eu la bonne réaction, s'allonger dans sa couchette et attendre la fin des évènements.
Louis est fasciné par les forces de la nature, admiratif par la réalisation de l'homme... Ce gros bateau aux dimensions imposantes (123 m de long, 25 m de larg, 21 m de haut au dessus de la ligne de flottaison, 3 ponts pour le fret plus trois étages de cabines pouvant contenir 280 passagers) est secoué comme une coquille de noix. Celle-ci résiste, affronte la tempête, monte, descend au gré des vagues et parfois tombe d'un seul coup en produisant d'immenses gerbes d'eau qui passent par-dessus la cabine de pilotage. C'est beau.
19 H, un exploit : Colette est sortie de sa couchette, s'est rendue dans la cabine de pilotage pour observer les vagues et les gerbes d'eau, a pris son repas, sans boire évidemment et, n'a pas été malade ...
Nous nous couchons, ça bouge toujours.
Le 31 Décembre 2009
La nuit a été bonne et nous avons retrouvé la protection des îles. Il pleuviote, comme au premier jour, mais qu'importe! Nous sommes bien. C'est sûr que ce serait plus beau sous le soleil. Nous faisons de la lecture, préparons la suite de notre voyage.
L'après-midi nous demandons à aller voir la salle des machines ce que l'on nous accorde facilement. Louis retrouve les odeurs, les bruits et beaucoup de similitude avec les machines des centrales de production électrique, en plus petit bien évidemment.
Comme nous avons bien fait de faire notre réveillon avant l'heure. Nous n'avons même pas eu de repas amélioré, seulement le bon vin que nous avions amené.
Après le repas nos animateurs de voyage sur le bateau ont organisé un "Bingo", sorte de loto avec lots à l'appui, suivi d'une "boom". C'était super, mais il nous a manqué les tangos, les pasos, les valses, etc., que de la musique pour les
jeunes et des cotillons. La Compagnie Maritime nous a offert une coupe de "champagne chilien" à minuit.
Les 120 passagers de toutes les nationalités mêlés aux matelots disponibles se sont fêtés joyeusement "Happy New Year" dans toutes les langues, Chiliens, Argentins, Australiens, Suédois, Autrichiens, Canadiens, Américains, Anglais, Chinois, Suisses, Italiens, ...et bien sur Français (une dizaine). (Voir album photos NAVIMAG)
Le 01 janvier 2010

BONNE ANNEE à TOUS. Nous vous présentons nos MEILLEURS VOEUX pour 2010.
Ce matin nous avons débarqué vers 10 heures à PUERTO MONTT au Chili. Bien que nous soyons 1500 km plus au nord il ne fait toujours pas très chaud (12/13° C) et nous n'avons pas de chauffage dans notre chambre. Comme c'est l'été notre logeuse établit un bon courant d'air dans la maison. Nous, ne nous sommes toujours pas habitués à ces températures estivales.
PUERTO MONTT en ce premier janvier est une ville morte. Tout est fermé, même les restaurants. Nous sommes très contents de notre purée mousseline et de notre boite de Thon. Heureusement que nous avions aussi emporté des cerises et des abricots ...