De PUCON à VALPARAISO

Publié le par Colette et Louis

Le 19 janvier 2010


Nous ne vous avions pas oubliés, nous utilisions internet pour préparer notre séjour en Australie. Notre location de mini van (camping car comprenant un lit et une plaque de cuisson) est faite et nous venons vous retrouver avec plaisir. Aussi curieux que cela puisse paraître, en Australie, la location d'un petit camping-car revient moins cher qu'une location de voiture.


Nous profitons de notre maison provisoire, et pour une fois nous mangeons steak et légumes chauds à la place du pique nique habituel. L'après midi nous allons nous promener sur les flans du volcan Villarrica qui joue à cache-cache avec les nuages. Promenade parmi les coulées de lave très anciennes et la forêt.

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Les "quilas" dont le tronc ressemble beaucoup au bambou, à s'y méprendre très feuillus,  forment une végétation impénétrable. Cette espèce ne pousserait qu'en Argentine et au Chili.

(voir album photos PUCON et MAPUCHES, cliquer ici)

Le 20 janvier 2010


Nous partons à l'autre bout du lac visiter la ville de Villarica qui, elle aussi, a subi les assauts du volcan. Nous sommes passionnés par le petit musée mapuche : poteries, instruments de musique, textiles, bijoux et objets usuels en cuir y sont présentés avec toujours un sac en cuir fait avec les mamelles de vache, curieux.


Le pique-nique habituel est très souvent surveillé par de nombreux chiens. Au Chili comme en Argentine il y de nombreux chiens errants.


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L'après midi nous visitons "las cuevas volcanicas" et découvrons une formation volcanique que nous ne connaissions pas. Les coulées qui descendent le long des flans du volcan se refroidissent et se solidifient en périphérie alors qu'au centre la lave brulante continue à couler. La partie solide  reste sur place alors que la partie liquide continue sa progression. Cela forme une immense grotte en forme de tuyau. Celle que nous avons visitée correspondait à une coulée qui a eu lieu il y a environ 800 ans. Nous l'avons visitée sur 250 mètre mais elle bien plus longue (26 km). C'est la seule de ce type au Chili que l'on peut visiter. Au plafond, en se solidifiant, la lave a formé des draperies de couleurs différentes. Nous sommes émerveillés par cette visite, nous ne savions pas en y allant que cette grotte était si particulière.

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Les voyages réservent de superbes surprises.

(voir album photos VOLCAN et CUEVAS, cliquer ici)


Le 21 janvier 2010


A PUCON nous avons senti la grande disparité entre les riches et les pauvres comme dans tous les centres touristiques. D'un côté, les premiers, avaient de gros 4 X 4 flambant neufs avec de grosses remorques et bateaux et de l'autre côté les Mapuches, par exemple, vivant seulement de leurs produits artisanaux. En traversant le Chili nous avons remarqué cette différence de classe sociale.


Aujourd'hui, journée de déplacement entre PUCON et COBQUECURA qui est un petit village sur bord de l'océan pacifique. Nous empruntons l'autoroute dénommée la "Ruta" 5 ou "la Panaméricaine".


Ici, comme au Brésil, les autoroutes sont ouvertes. Les seules clôtures qui existent sont celles des propriétaires terriens qui longent cette voie rapide. Les usagers de ces autoroutes sont assez surprenants. Outre les voitures et les camions, nous avons rencontré des cyclistes, des machines agricoles, des piétons, des auto-stoppeurs, un chien, ..., et même une colonie de vacances conduite par des moniteurs !!! La vitesse sur les autoroutes est limitée à 120 km/h que, tout le monde respecte. Il paraît que la police chilienne est la moins corrompue de toute l'Amérique Latine et la pus rigoureuse. Sur ce que nous appelons la bande d'arrêt d'urgence, il existe de part en part des abribus et, bien sur, des personnes qui attendent les services d'un autocar. Sur cette même voie, on peut observer aussi des vendeurs locaux avec leurs produits de fermes ou autres.


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Sur les 500 km parcourus le pays est assez vallonné. Nous avons traversé de grandes exploitations forestières. Plus nous remontions vers le nord et plus nous ressentions la température de l'air s'élever.


Le 22 janvier 2010


COBQUECURA est une petite bourgade pittoresque au bord de l'Océan Pacifique avec une très grande plage de sable noir. A 50 m du rivage, l'affleurement de la "Piedra de la Loberia" accueille une très grande colonie de lions de mer que nous sommes allés observer. Un tout petit lion de mer, emporté par une grosse vague, s'était échoué sur la plage. C'était très bien pour les photos mais pour lui, le pauvre ...Nous avons essayé de le remettre à l'eau pour le renvoyer vers la colonie,  mais à chaque fois, il revenait sur cette plage à notre grand désespoir.


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Notre objectif aujourd'hui est de toujours remonter vers le nord et de nous rapprocher de VALPARAISO. Nous traversons, avec la"Ruta" 5, des vignobles, des vergers et des maraichers. La circulation s'intensifie. Sur 16 millions de Chiliens, prés  des trois quart de la population chilienne est concentrée sur seulement un cinquième du pays, dans le centre où nous nous trouvons. Nous nous rapprochons petit à petit de la capitale où vivent plus d'un tiers des Chiliens.


Aujourd'hui nous avons encore parcouru 500km et traversé SAN ANTONIO le plus grand port du CHILI peu avant de nous arrêter à CARTAGENA.


Le 23 janvier 2010


Nous visitons ce matin la maison préférée de Pablo NERUDA à Isla Negra (qui n'est pas une ile). Il écrivit ici la plupart de ses poésies. Face à l'océan, juchée au sommet d'une petite colline, cette demeure était à l'origine en 1938 une ruine qu'il retapa et agrandit année après année en l'organisant comme un bateau. "Cette maison est mon bateau ancré sur terre" disait-il. Le décor intérieur est d'une richesse extraordinaire car c'était un grand collectionneur : proues de navires, bateaux en bouteilles, instruments nautiques, verres de couleurs. Sur son bureau, grosse planche rejetée par la mer qui lui servait d'écritoire, apparait un portrait de BEAUDELAIRE. Le poète disait "Je ne suis un navigateur qu'en paroles, je préfère avoir les pieds sur terre". Dans le jardin en contrebas de la maison le poète repose au coté de sa troisième femme Matilde face à cette mer qu'il aimait tant.



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(voir album photos ISLA  NEGRA, cliquer ici)


Nous sommes pour 4 jours à "la maison de la mer" de VALPARAISO "hospedaje" tenu par un français que les MILLION nous ont recommandée.

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Publié dans CHILI

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