ARGENTINE - CHILI - BOLIVIE
Le 09 novembre 2009
Pardon pour nos phrases incorrectes, pardon pour nos fautes d'orthographe, nous voulons aller vite car nous savons que derrière, nous aurons des connexions internet difficiles, parfois impossibles. Il nous arrive de rester des heures durant et, dans certains cas, sur une demi chaise. Nous ne voulons pas passer tout notre temps devant ces machines infernales, simplement vous donner de nos nouvelles par nos récits.
Après le cybercafé d'HUMAHUACA (près de 3 heures ce matin) nous revenons sur la route vers PUMAMARCA, direction SUSQUES. Les paysages sont toujours aussi beaux.

En montant sur le plateau andin nous passons à un col à 4170 m. Là, une remorque très particulière est accrochée à un 4 X 4. Deux ingénieurs allemands font des essais d'un véhicule avec cette remorque lourdement chargée. Ils font la navette entre PUMAMARCA et le col pour étudier les effets de l'altitude sur ce véhicule.
Nous traversons un salar (désert de sel). Ce sont les "Salinas Grandes". Nous nous arrêtons au centre d'exploitation, toujours en activité. La maison et les sculptures qui l'entourent sont toutes réalisées en sel.
Nous faisons halte à SUSQUES à 3600 m d'altitude.
Le 10 novembre 2009
Ca y est nous avons sorti nos pulls. Il n'a pas fait chaud cette nuit et ce matin nous nous levons avec une température de 4°C. Combien nous vous comprenons quand, dans vos messages, vous nous dites qu'il fait froid en France ... Il nous faut partir tôt car nous avons appris que les parents d'élèves de cette petite ville allaient couper la seule route qui relie l'Argentine au Chili. Ils manifestent pour obtenir davantage de personnel pour leurs écoles. Un exemple : ils n'ont que 4 personnes non enseignantes pour encadrer plus de 200 élèves, manque de professeurs, ... Tient, tient ! il n'y-a-pas que chez nous où ces problèmes existent.
Nous montons très vite en altitude et roulons pratiquement sur tout notre parcours, soit environ 28O km, à une moyenne de 4200 m. Le point le plus haut que nous avons atteint est 4900 m. La température est autour de 9° C. Nous passons la frontière Chilienne sans aucun problème.

Nous traversons de nombreux salars plus ou moins grands. Nous n'avons jamais autant vu de vigognes mais, les coquines, si nous nous arrêtons pas, elles ne sont pas loin de la route et elles continuent à paître, par contre si nous voulons simplement faire des photos, elles partent au loin.
A quelque 30 ou 40 km de l'arrivée, nous plongeons tout droit dans la pente, le terme n'est pas trop fort, sur SAN PEDRO DE ATACAMA. Nous passons d'une altitude de 4700 m à 2500 m et de 9° à 28,5°C en guère plus de 40 minutes.
Le 11 novembre 2009
SAN PEDRO DE ATACAMA (5000 habitants, altitude 2440 m) est un splendide petit village d'adobe (briques de terre et de paille séchées au soleil). Il est au coeur d'une oasis perdues en plein désert d'Atacama, le plus aride au monde. Certaines zones n'ont jamais connu la pluie.
Consultation et préparation de nos circuits en Bolivie (salar d'UYUNI) et autour de SAN PEDRO DE ATACAMA.
L'après-midi nous faisons notre première sortie dans le désert d'Atacama vers la "Lagunas Cejar et Tebemquiche". Nous sommes obligés de passer par une agence car il faut un véhicule adapté (4 X 4) et connaître les lieux. Que c'est surprenant de se baigner et flotter dans cette lagune Céjar qui, au dire de notre chauffeur, a une profondeur de 80 m !!! Nulle crainte de se noyer, l'eau est tellement salée que l'on pourrait lire son journal assis dans ce lagune sans le mouiller.
Un peu plus loin nouveau bain mais cette fois-ci dans deux profonds yeux d'eau douce parfaitement circulaire (Tebemquiche). Enfin notre chauffeur nous emmène vers une autre lagune d'une couleur émeraude parfaite. Nous attendons le coucher du soleil autour d'un "Piscosur" (apéritif) et d'amuse gueule pour voir, en principe, le reflet du Licancabur (5916 m) dans cette lagune. Malheureusement, il y a beaucoup trop de vent, donc beaucoup de vaguelettes et donc, pas de reflet. Le coucher du soleil, lui était beau.
Du 12 au 15 novembre 2009
Nous partons pour la Bolivie avec une agence car là aussi nous ne pouvons pas utiliser notre voiture. Il est très difficile pour un véhicule de passer la frontière Bolivienne, même l'agence change de véhicule à la frontière. De plus, il est indispensable d'avoir un 4 X 4 pour le circuit que nous allons faire.
A la sortie de SAN PEDRO, notre chauffeur va présenter tous nos passeports, les nôtres et ceux des quatre autres personnes qui sont avec nous. Ca-tas-tro-phe !!! Nous ne sommes pas enregistrés comme entrant au Chili. Nous sommes des clandestins dans ce pays. Il est vrai que, lorsque nous sommes arrivés à SAN PEDRO DE ATACAMA, nous n'avons pas vu cette douane. Pas de problème, nous pouvons émigrer en Bolivie. OUF ! nous avons eu très chaud pour ce voyage auquel nous tenions tant.

Nous passons la frontière bolivienne sans aucune difficulté et quand nous arrivons à l'entrée du parc national, nouveau problème : Il faut payer. Nous refusons catégoriquement car notre forfait de 170 000 pesos pour deux, soit environ 228 €, comprenait l'ensemble des prestations c'est à dire : le transport, tous les repas, les hôtels ou gites, les accès aux parc.
Nous venons de passer quatre jours entre 3500 et 4900 m d'altitude sans aucun problème. Heureusement que nous étions acclimatés, ce qui n'était pas le cas pour les quatre jeunes Anglais qui étaient avec nous.
Cela nous a permis de profiter pleinement des spectacles extraordinaires que nous avons rencontrés, des lagunas de couleurs variées selon les minéraux dissous, des volcans éteints ou avec fumeroles, les très impressionnants geysers de "Sol Manana" avec leurs bouillonnements continuels et, enfin le magnifique salar d'UYUNI grand comme deux départements Français.
Malgré l'altitude nous avons rencontré des animaux : lamas, vigognes, viscaches, perdrix du désert, mouettes et surtout un grand nombre de flamants.
Nous avons passé, en Bolivie, quatre jours de rêve éveillé.
Notre arrivée au Chili étant cette fois enregistrée sur nos passeports, nous nous sommes occupés de la voiture qui, elle aussi, était en situation irrégulière.
Nous avons remis nos bagages dans la voiture et nous sommes allés régulariser les papiers de la Chevrolet Corsa, sans difficulté. OUF, nous sommes bien soulagés.
Nous avons retrouvé avec grand plaisir notre hôtel qui a gardé notre voiture dans sa cour pendant notre périple. De notre chambre nous avons une vue directe sur le Licancabur.