ARANUI 3 (suite et fin)

Publié le par Colette et Louis


Du 24 février au  05 mars 2010

Une petite coquille s'était glissée dans un de nos précédents articles, à savoir : Il fallait lire Gaston FLOSSE en lieu et place de Gaston FLOCHE

Nous profitons d'une bonne connexion internet pour vous faire parvenir quelques photos de Tahiti et de l'embarquement sur l'ARANUI 3. (Album photos TAHITI et ARANUI, cliquer ici)

Vie à bord de l'ARANUI et Archipel des TUAMOTU (Album ARANUI et TUAMOTO, cliquer ici)

Mercredi 24 : L'archipel des Marquises, avec ses paysages puissants, ses falaises et ses pics acérés, ses vallées profondes, impose sa différence. Dans ces îles, peu de plaines côtières ou de plages de sable blanc, le charme de ces îles est ailleurs et tient à la force de leur simplicité sauvage. Pour se déplacer dans ces îles aux reliefs tourmentés, les 4 X 4  s'imposent. Toutes les routes ne sont pas asphaltées ou bétonnées. "Ils restent encore de la place aux promesses électorales" nous disait un Marquisien.

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Ce matin nous débarquons à UA POU. C'est la plus peuplée des îles Marquisienne (2400 habitants) et géologiquement la plus récente. Au programme nous avons une petite marche de 30 mn pour accéder à un promontoire avec une croix .La vue est splendide sur la petite ville de HAKAHAU ainsi que sur les reliefs.




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A 11 heures nous sommes accueillis à la mairie avec un superbe buffet de fruits produits sur cette île : deux espèces de mangues, différentes espèces de papayes, bananes, ananas, fruits de l'arbre à pain, caramboles, une sorte de lychee, et ... des fruits inconnus.

 







Ensuite nous allons au restaurant dans cette ville. Nous avons un buffet polynésien bien garni et très varié. Tout est délicieux.
Après le repas nous reprenons le bateau qui va livrer sa marchandise dans une autre baie de la même île, UA POU. Rappelons que l'ARANUI est d'abord un cargo et que sa vocation première est de livrer du fret. Il est en quelque sorte le cordon ombilical entre TAHITI et les MARQUISES et ce depuis plus de 20 ans. Il livre toutes sortes de marchandises et recueille le coprah pour le transporter vers les huileries de PAPEETE.


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L'après midi, pendant les opérations de chargement - déchargement du fret nous débarquons à nouveau sur l'île de UA POU, à HAKAH ETAU pour voir l'artisanat local, un ancien séchoir à coprah qui est aussi un point de vue de la ville. Le débarquement est plutôt sportif car il y a beaucoup de houle.





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Jeudi 25 : Déchargement de la marchandise dans la baie de Vaitahu juste en face de l'île d'HIVA OA. Personne ne descend. Les organisateurs nous proposent, pour ceux qui le désirent, une sortie de pêche au gros. Louis adore la pêche et ne pouvait pas rater cette occasion. Le résultat a été positif pour nos quatre pêcheurs inscrits. Louis a pris un beau CARANGUE ou King fish de 6 kg.
Le soir Luc, notre guide de pêche, avait réservé une table spéciale pêcheur et nous a préparé le poisson prit le matin : thon cru et carangue au four. Quel délice ! Nous avons fait des envieux ... les tables voisines.


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Nous avons tous rendez-vous au restaurant dans le port d'ATUONA sur l'île d'HIVA OA pour un déjeuner buffet. Il fait une chaleur accablante, étouffante. Heureusement, des trucks sont là pour nous amener sur les différents sites. D'abord nous allons au cimetière  pour voir les tombes de Paul GAUGUIN et de Jacques BREL. Ces deux artistes ont vécu ici, aux Marquises à ATUONA.
Ensuite nous allons à la "Maison du Jouir" et au centre culturel Paul GAUGUIN. Un peu décevant pour nous car aucun tableau original n'est exposé ici mais seulement des copies.







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Il en est tout autrement dans l'espace de Jacques BREL. Pourtant, c'est un simple hangar qui abrite l'avion du chanteur. Pendant toute la durée de la visite des chansons de BREL sont diffusées. De simples panneaux retracent sa vie  et, bien évidemment, son passage sur les îles des Marquises. Jacques BREL et Madly, sa femme, s'impliquèrent dans la vie du village et furent vite appréciés par la population. De temps à autre, l'artiste assurait des évacuations sanitaires vers Papeete avec son avion. Que d'émotions ! on aurait dit que Jacques BREL était là ...



"Dans ces îles où la solitude est totale, j'ai trouvé une sorte de paix", écrivait Jacques BREL.

 

Vendredi 26 : FATU HIVA, l'île du Tapa. Les Tapas sont des dessins inspirés des anciens tatouages marquisiens qui sont reproduits sur des étoffes confectionnées avec des écorces de certains bois comme le banian, le murier papier ou l'arbre à pain.


FATU HIVA (630 habitants) est d'après nos guides l'île des superlatifs : la plus méridionale, la plus arrosée, la plus luxuriante, la plus reculée et la plus authentique.

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Après la visite de la petite ville d'OMOA, du musée GRELET (ami de GAUGUIN), du centre artisanal avec la fabrication des Tapas, la démonstration des bouquets de fleurs, la fabrication du monoï, les organisateurs nous proposent de rejoindre à pied la baie des Vierges (17 km). Nous retrouverons dans cette baie l'ARANUI et toutes les personnes qui n'auront pas fait la marche.
 Louis choisit la marche tandis que Colette profite des activités artisanales. Au départ du parcours ça monte fort. Il fait chaud, très chaud. Un pique-nique copieux nous est apporté à mi-parcours, au col (environ 600 m de dénivelé). Le paysage est superbe.




Au retour, pratiquement à l'arrivée, alors que je discutais avec Mireille sur l'accueil, la gentillesse, le comportement particulièrement chaleureux des Marquisiens à notre égard voilà qu'une dame me présente un magnifique "tiki" en me disant "Cadeau", "mais que dis tu là, lui dis-je ???" (Ici tout le monde tutoie tout le monde, c'est la coutume). J'ai cru être tombé sur la tête. "Cadeau" me dit-elle à nouveau. Je regarde autour de moi ... pour voir si je ne rêvais pas, "cadeau" insiste-t-elle. Je ne comprends pas ??? Je ne peux pas accepter un présent si important??? Pourquoi ??? Je n'ai aucune réponse ??? "C'est cadeau". Cette scène, avec toutes les interrogations, dure ... toujours sans réponse.  Mireille qui est à côté de moi me dit "Tu dois accepter, ... , tu ne peux pas faire autrement parce-que en Polynésie tu ne peux pas refuser ..., mais que faire ???, ça me tombe du ciel ... alors je sors tout l'argent dont je dispose sur moi et le lui donne, au total 2700 CFP (environ 22 €). C'est peu par rapport au travail et au prix sur le marché de ce type de sculpture. Toute la soirée je suis resté sous le choc, pourquoi, pourquoi ce cadeau ???

 

Samedi 27 : Bizarre ! le bateau n'avance plus et nous sommes loin de la côte, alors que nous devions accoster en fin de nuit. Bizarre ! ce matin les Tahitiens qui prennent le petit déjeuner à côté de nous au restaurant écoutent la radio. Les hauts parleurs nous annoncent l'arrivée d'un tsunami sur la Polynésie autour de 7 h 3O - 8 h 00. Tout s'explique. Nous sommes en sécurité sur le bateau au large, nous recevons des consignes et attendons. Ca bouge, oui mais sans plus.

Nous devions débarquer à HIVA OA, cette fois-ci sur le côté nord de l'île, juste à l'opposé de notre premier débarquement sur cette même île, à PUAMAU, annulé, par mesure de sécurité. La vigilance orange par rapport au tsunami n'a pas été levée. Nous attendons. Colette regarde les informations et apprend qu'un tremblement de terre a touché le Chili coefficient 8,8.

 

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L'après midi l'autorisation nous est donné pour débarquer avec les barges de transfert à fond plat. La houle est assez forte, ça va être du sport ! Heureusement que les quatre marins, aguerris à ce genre de manœuvre, sont là pour nous assurer, d'abord entre le cargo et la barge, ensuite entre cette barge et le quai et vice versa au retour. Au programme visite d'un site archéologique, de la tombe du dernier chef de tribu, du village, du marché artisanal et temps libre.






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Dimanche 28 : Ce qui est formidable c'est qu'avec l'ARANUI, tous les jours il y a des changements de programme. Le dimanche les marins ne travaillent pas, le cargo se déplace uniquement pour nous, les touristes. Nous sommes sur l'île de TAHUATA avec comme programme :
- office religieux pour ceux qui le désirent. Ici, comme en France, le prêtre a en charge plusieurs paroisses (4 sur cette île) et ce matin il était dans un autre village. Les laïcs se sont pris en main, peut-être y-avait-il un diacre ...
- visite du petit musée archéologique et du centre artisanal.




Lundi 1er mars : Ce matin sur l'île de UA-HUKA où nous débarquons, nous sommes accueillis par les Marquisiens avec des colliers de fleurs ou de perles. Comme c'est chaleureux, tous les jours quand arrivons sur une île, c'est fleurs, musique, colliers, couronnes, et  des mots gentils de bienvenus.

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Des 4 X 4 nous attendent pour nous emmener vers les petits villages de l'île et les différentes visites que nos organisateurs ont programmées, musée, arboretum où plus de 300 espèces d'arbres en provenance du monde entier nous sont présentées, des centres artisanaux. Pour ces îliens les ventes dans ces centres sont un revenu non négligeable.

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UA HUKA (570 habitants) est l'île la plus étonnante de l'archipel. Par rapport à ses consœurs elle est la moins arrosée de toute la Polynésie. Sa végétation est nettement moins luxuriante et présente de vastes étendues presque désertiques parfois même minérales.
Ce soir sur le bateau nous allons assister et participer à une soirée polynésienne.

 





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Mardi 02 mars : C'est notre dernière journée aux îles Marquises. L'ARANUI 3 repasse dans les premières îles visitées, NUKU HIVA et UA POU. Il charge et décharge toujours de la marchandise venant cette fois des autres îles, quel trafic ! C'est toujours impressionnant de voir ces marins debout sur les barges ou les conteneurs malgré la forte houle.








Nous avons débarqué à TAIOHAE et HAKAHAU pour faire les derniers achats souvenirs.La dernière fois l'Aranui était à quai à HAKAHAU mais cette fois il reste dans la baie car le tsunami a ensablé le port. Nous descendons à terre avec les balenière.

Ce qui nous a vraiment marqué c'est le nombre impressionnant de sculptures sur bois réalisées par des Marquisiens, que nous avons pu voir. Ce sont de véritables artistes. Ces sculptures sont vraiment plus belles les unes que les autres. Nous ne sommes pas les seuls à avoir fait cette remarque.


Quelques photos de l'archipel des Marquises (Album photos ÎLES MARQUISES, cliquer ici)

La croisière n'est pas tout à fait terminée puisque nous avons encore 3 jours de mer et un arrêt prévu dans l'archipel des TUAMOTU, mais nous pouvons déjà faire un premier bilan. Si c'était à refaire nous choisirions absolument la même formule. C'était for-mi-da-ble à tout point de vue, une organisation parfaite, un hébergement sans reproche (même pour nous qui étions en dortoir), des visites à terre bien organisées et très intéressantes, un service impeccable à bord, une ambiance du tonnerre, des repas succulents. Bref, tout y était, à recommander. Nous, nous aurions bien aimé rester plus longuement dans chaque île....  Le seul bémol : La Polynésie est une destination très chère. Nous passions par là, alors il ne fallait pas hésiter à y faire un arrêt.


Mercredi 03 mars : Nous sommes sur le retour. Comme à l'aller il faut 36 h pour atteindre l'archipel des TUAMOTU. La mer est calme. Le bateau roule un peu car il est moins chargé mais Colette est maintenant à l'aise. Pas de souci, elle a vaincu le mal de mer.

 

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Jeudi 04 mars : Comme prévu nous arrivons à 10 heures sur l'archipel des TUAMOTU, sur le plus grand atoll de Polynésie, RANGIROA. Il est si grand qu'il pourrait contenir l'île de Tahiti toute entière. Les dauphins sont au rendez-vous à la passe de TIPUTA. Le commandant de l'ARANUI nous autorise à aller à la proue du navire pour assister à leur spectacle. Que c'est beau de voir ces dauphins, juste à l'avant du bateau et aller aussi vite que lui. De temps en temps ils font des bonds pour mieux être vu. On dirait qu'ils s'amusent ...






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Nous allons visiter une ferme perlière avant de prendre notre déjeuner sur la plage sous forme de pique-nique. Après le repas nous faisons du "snorkeling" dans ce lagon aux eaux si claires. Dans ces massifs coralliens nous voyons de nombreux poissons multicolores, un véritable aquarium naturel. Cerise sur le gâteau Colette me montre deux belles raies, l'une d'elle avait un poisson trompette sur le dos. Pour moi c'est la première fois que j'en vois.





Vendredi 05 mars : Même les bonnes choses ont une fin. Nous débardons à 8 h 30, Jean-Philippe vient nous récupèrer. Il pleut des cordes. Nous refaisons les valises et demain nous repartons pour L'Australie, oui déjà ...

 

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Publié dans POLYNESIE FRANCAISE

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