En route vers l'Est
Le 23 octobre 2009
Nous reprenons la même route en sens inverse vers COXIN, toujours avec les mêmes files de camions, im-pre-ssion-nants par leur nombre.
Nous avons trouvé un restaurant de poissons absolument fabuleux. C'était un délice, pas trop cher et en plus, comme nous n'avions pas terminé nos plats, ils nous ont préparé des assiettes pour notre repas de midi de demain, tout cela pour le même prix. Dommage que COXIN ne soit qu'une étape ! et en plus nous avions un hôtel superbe au bord du rio.
Notre petite voiture s'est bien tiré de l'épreuve du Pantanal. Quand nous avons parlé d'elle au début de notre séjour on ignorait sa particularité. Elle est VCM, (Véhicule à Carburant Modulable) que le Brésil développe depuis 2003. Ces automobiles, parait-il se vendent comme des petits pains. Ces véhicules possèdent une double carburation et peuvent fonctionner avec deux types de carburant, la gazoline et l'alcool commun. Cela a été une surprise pour nous quand un pompiste nous a fait comprendre que nous pouvions mélanger les deux carburants.
En fait, l'alcool commun est tout simplement de l'éthanol fabriqué à partir de la canne à sucre et non de l'essence comme nous le pensions auparavant. Ce carburant, moins cher que l'essence (la gazoline), ne permet pas de parcourir autant de kilomètres mais il est considéré moins nocif pour l'environnement ... puisque, même s'il produit du dioxyde de carbone, comme l'essence, il est absorbé en proportion comparable par les plantes dont il est issu.
Nous n'ouvrirons pas le débat, ni ne prendrons position, sur sa contribution à réduire les gaz à effet de serre car, plusieurs idées s'opposent, même entre les écologistes brésiliens (sur sa fabrication, son exploitation intensif, son débordement sur la forêt Amazonienne, etc., etc.).
Le Brésil produisait quelque 18 milliards de litres d'éthanol par an en 2007 et envisage de parvenir à 26 milliards de litres d'ici 2010 et de continuer cette progression. Il se retrouve, avec les Etats-Unis, à la tête de la production mondiale du biocarburant.
Le 24 octobre 2009
Nous continuons toujours notre route vers l'est. Ce soir nous faisons étape à Très Lagaos, au bord du grand Rio Parana. La journée a été ensoleillée mais à l'arrivée nous prenons à nouveau un gros orage.
Sur la route nous mangeons nos sandwichs ou dans des "Lanchonettes" : buffet de crudités (tomates, concombres, betteraves rouges, carottes cuites ou crues) puis buffet de plats chauds : ragouts de viandes toujours accompagnés de riz, de haricots en grain blancs et de haricots en grain noirs (feijiada), des spaghettis et parfois des légumes verts (haricots verts ou des aubergines). Si vous venez demain nous pourrons vous donner votre menu, car en fait, quel que soit le restaurant nous avons toujours eu le même type de repas plus ou moins bien cuisinés.
Au cours de la journée, lorsque nous nous arrêtons dans une station de service, le café (fort et très sucré) est toujours en libre service (gratuit).
Nous commençons à mieux comprendre le Portugais et les échanges sont plus faciles.

Ce matin, avant de quitter notre hôtel, les voisins de chambre, brésiliens, ont reconnu en nous des Français. Ils étaient absolument ravis de nous voir et ont engagé la conversation. Ils ont ouvert le coffre de leur voiture et nous ont offert divers fruits pour nous les faire goutter : des "acerola" (sortes de cerises avec trois noyaux) très riches en vitamines C, des mangues délicieuses et d'autres fruits inconnus.
Beaucoup de fruits n'ont pas de traduction tout simplement parce que on ne les trouvent nulle part ailleurs. Le matin, au petit déjeuner, nous nous régalons de bananes et d'ananas, un vrai délice ! Actuellement,c'est la grande saison des mangues, on en trouve partout, partout ...
